“Pallywood” (un mélange d’Hollywood et de Palestine, terme généralement utilisé pour désigner la manipulation médiatique opérée depuis Gaza, ndlr) mérpise cruellement les droits des enfants palestiniens, en vue de dénoncer des abus de la part d’Israël, poursuivant un objectif de propagande anti-israélienne.

Dans une vidéo devenue virale , une jeune palestinienne s’approche de deux soldats israéliens. Elle les frappe, les bouscule et les gifle. Elle tente ainsi de provoquer une réaction qui serait filmée et mettrait en exergue l’atroce violence de l’armée israélienne. Les soldats répondront avec professionnalisme et retenue, ignorant son attaque.

La palestinienne en question est Ahed Tamimi, qui s’était déjà mise en scène au travers d’une vidéo de 2015, au cours de laquelle elle mordait et frappait un soldat, ainsi qu’au cours de manifestations régulières à Nabi Saleh. Tamimi a été désignée comme étant âgée de 16 ou 17 ans selon les reportages, bien qu’un certain nombre d’observateurs sur les réseaux sociaux aient mentionné des documents datant de 2011, qui feraient en réalité passer son âge actuel à 18 ans.

A la suite de la publication de la vidéo précitée, Tamimi a été arrêtée pour agression. Malgré l’incertitude tenant à son âge, une vaste campagne a été déclenchée sur Twitter, appelant à sa libération, sous le hashtag #NoWayToTreatAChild (“Ce n’est pas une manière de traiter un enfant, ndlr”).

L’utilisation de ce hashtag n’est pas accidentelle ou aléatoire, et comme la vidéo, elle reflète la manipulation cynique des droits de l’enfant qui apparaît comme une thématique dominante de l’activisme anti-israélien.

«No Way to Treat a Child», ou NWTTAC, est une campagne coordonnée par des ONG palestiniennes, israéliennes et internationales, dont beaucoup font également la promotion du mouvement BDS , hostile à Israël. Par la voie d’efforts concertés pour accuser faussement les forces de défense israéliennes de violer les droits des mineurs palestiniens, ils appellent à des sanctions internationales contre l’Etat juif.

Une organisation liée au terrorisme à l’origine de la campagne

Le principal mouvement soutenant la campagne est une ONG palestinienne, Défense Internationale de l’Enfant – Palestine (DCI-P). L’organisation, semblant liée au groupe terroriste Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), s’est associée à des organisations américaines pro-BDS telles que l’American Friends Service Committee et la Jewish Voice for Peace en vue de faire pression sur le Gouvernement américain pour qu’il “utilise tous les moyens disponibles pour agir contre les autorités israéliennes compétentes et ainsi mettre fin à la détention et à la maltraitance des enfants palestiniens“.

Le mois dernier, NWTTAC a convaincu la représentante. Betty McCollum de proposer une loi qui «empêcherait les dollars des États-Unis de soutenir la détention et le mauvais traitement des enfants palestiniens par l’armée israélienne». Le projet de loi lui-même reprenait dans son contenu plusieurs demandes d’ONG différentes (..).

Autre cible majeure pour les membres du NWTTAC:  l’Organisation des Nations Unies. Chaque année, le secrétaire général de l’ONU publie une liste des forces armées se rendant systématiquement et gravement coupables de violations des Droits de l’Enfant. Et chaque année, des ONG telles que DCI-P, Human Rights Watch et War Child Holland tentent de faire figurer l’armée israélienne sur cette liste, ce qui la dresserait ainsi aux côtés de groupes tels que Boko Haram et Al-Qaïda.

Les médias ont également décidé de prendre part à la propagande. Plus tôt ce mois – ci, la chaîne Al JazeeraAJ +  a posté une vidéo sur son compte Twitter, alléguant qu’Israël « harcelait et maltraitait systématiquement les enfants palestiniens. » (…) Un employé de Human Rights Watch (HRW) a même prétendu qu’Israël n’avait aucune raison d’arrêter des mineurs – ne tenant ainsi pas compte du fait que certains mineurs puissent être les auteurs d’attaques terroristes violentes, y compris de meurtres. Le directeur exécutif de HRW, Ken Roth, a diffusé la vidéo à travers un tweet offensif.

B’Tselem rejoint le mouvement anti-israélien

Certaines ONG israéliennes jouent également un rôle dans cette manipulation des enfants. A ce titre, les vidéos produites par B’Tselem ont été utilisées pour de nombreuses campagnes (..) . Par ailleurs, B’Tselem ainsi qu’une autre organisation israélienne, HaMoked, ont publié un rapport conjoint en octobre à travers lequel lequel ils allèguent que la détention de mineurs palestiniens à Jérusalem met en lumière des maltraitances  «systématiques» et «importantes» d’enfants. Tout comme dans le cas des autres documents publiés par NWTTC, le contexte de violence et de terrorisme palestiniens accrus, comprenant des attaques commises par des enfants, fait complètement défaut.

Les recherches l’association NGO Monitor démontrent que les participants à la campagne sont également coupables de nombreuses allégations fausses et trompeuses sur les forces de défense et les tribunaux militaires israéliens. A titre d’exemple, le NWTTAC affirme que les mineurs palestiniens sont soumis à l’isolement cellulaire. En réalité, la séparation des mineurs des détenus adultes résulte du Droit international ainsi de la loi israélienne visant à protéger les enfants.

Ainsi, contrairement aux affirmations des ONG, les procédures israéliennes sont conformes aux normes internationales et à l’Etat de droit, et parviennent à un équilibrent entre les droits des enfants et la nécessité de mettre un terme à la violence et d’en sanctionner les auteurs.

La vidéo d’Ahed Tamimi attaquant des soldats, ainsi que la propagande mensongère réalisée sur les réseaux sociaux en son nom, cristallisent le calcul cynique qui est au cœur de “No Way to Treat a Child.” : des mineurs palestiniens sont encouragés à se mettre en danger dans l’espoir de provoquer une réponse violente qui contribuerait à la diabolisation d’Israël.

Pour ceux qui orchestrent ces efforts, et les ONG qui tentent de promouvoir une cause politique, un adolescent palestinien détenu ou blessé présentera un intérêt largement supérieur à la nécessité d’assurer sa sécurité et son bien-être.

Traduit de l’article de: Daniel Laufer / JNS

Daniel Laufer est le porte-parole international de NGO Monitor, un institut de recherche indépendant qui fournit des informations et des analyses, promeut la responsabilisation et soutient les discussions sur les rapports et les activités des ONG qui prétendent promouvoir les droits de l’homme et la cause humanitaire.