Jews and Arabs shopping at the Rami Levy supermarket in Gush Etzion Nati Shohat/Flash90

L’accusation d’Israël en tant qu’État pratiquant le système d’apartheid à l’encontre des palestiniens (un concept dans lequel il inclut également les citoyens arabes d’Israël) est une déformation flagrante de la réalité, tant à l’égard des palestiniens de Cisjordanie et de Gaza qu’à l’égard des arabes israéliens.

Par : Ana Jerozolimski, Semanario Hebreo Jai

Nous écrirons séparément sur les erreurs du rapport en s’appuyant sur des éléments étayés du porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Lior Haiat et de l’avocate Anne Herzberg de NGO Monitor.

Mais avant tout, il existe des exemples concrets de distorsion, juste quelques-uns qui viennent rapidement à l’esprit en pensant aux inepties du rapport qui diabolise Israël, des exemples dont nous pouvons personnellement témoigner. Il y en a bien d’autres… Sans aller chercher bien loin, cette semaine, un nouveau juge de district a été nommé en Israël, Osila Abu Assad, arabe de Nazareth.

Mais ici nous nous concentrerons uniquement sur ce que nous avons vu de nos propres yeux, car il est de toute façon impossible de citer tous les exemples qui existent.

Alors permettez-moi de passer à la première personne.

– Il n’y a eu au cours de la dernière année et demie rythmée par mes visites dans les hôpitaux israéliens en raison de ma situation personnelle – j’ai eu un cancer, dont heureusement je me suis remise – aucune occasion dans laquelle je n’ai pas vu, mélangés avec des patients juifs , de nombreux patients arabes, parmi lesquels des palestiniens qui ne sont pas citoyens d’Israël mais ont reçu l’autorisation d’entrer ici pour recevoir des soins médicaux.

Tout le monde? Non, tout le monde ne reçoit pas ces autorisations, pour des raisons diverses. Mais beaucoup en bénéficient. Quand nous avons eu l’occasion de discuter, dans une salle d’attente, alors que chacun est occupé à ses pensées et ses espoirs, les commentaires étaient toujours les mêmes : ils nous traitent comme il se doit, avec respect, empathie, comme les autres.

Et sans parler des médecins et des infirmières qui travaillent ensemble pour traiter tout le monde de la même manière.

 

– Vous avez probablement lu certains de mes articles relatifs à Save a Child’s Heart, un programme humanitaire israélien qui reçoit des enfants souffrant de problèmes cardiaques, qui nécessitent des opérations ou des cathétérismes et les soigne gratuitement. Il fonctionne depuis 25 ans. Et bien jusqu’à fin 2021, environ la moitié des 6 000 enfants pris en charge et sauvés étaient des palestiniens de Cisjordanie et de Gaza. Je connais le plan de près, j’ai pris de nombreuses notes sur ses différents aspects et cas variés. Passionnant.

Mazen, de Gaza, avec sa maman, le 6000ème bénéficiaire du programme

 

– L’un des médecins qui m’a reçu à Hadassah lorsque je suis arrivé au préopératoire avant l’intervention au cours de laquelle ils retireraient un nodule de mon poumon, était le Dr Muhammad Mahajne, spécialisé en chirurgie thoracique. La rencontre était originale, masquée, puisque je l’avais déjà interviewé en tant que médecin de l’équipe de football Hapoel Umm el-Fahem, sa ville, une interview qui soulignait son sentiment d’inclusion, de satisfaction d’être un citoyen israélien.

Quelque temps plus tard, il m’a envoyé une photo sur laquelle il apparaissait avec un rabbin du quartier ultra-orthodoxe Mea Shearim de Jérusalem, qu’il avait rencontré dans le cadre d’une visite médicale à domicile. « J‘ai pensé que vous aimeriez voir une photo d’un arabe d’Umm el-Fahem avec un rabbin de Mea Shearim », m’a-t-il écrit. « Vous me connaissez bien, » répondis-je.

 

– Il y a quelques mois, j’ai interviewé le Dr Marian Hatib, directrice du Centre du cancer du sein de l’hôpital Ichilov de Tel-Aviv, arabe musulmane, le seul chirurgien en Israël qui opère à la fois la partie tumorale et la partie plastique reconstructive, qui est connue comme « onco plastique ». J’ai retardé la publication de l’interview, ce que j’espère faire sous peu. Le Dr Hatib m’a dit qu’elle avait été surprise lorsque l’hôpital, en publiant sa nomination, avait mentionné qu’elle était musulmane et arabe. Pourquoi a-t-elle été surprise ? Car pour elle, son identité n’avait jamais été un problème. Bien sûr, cela ne la dérange pas du tout, mais elle nous a simplement expliqué qu’elle avançait grâce à ses réalisations et à leur reconnaissance.

– Maintenant que nous traversons la cinquième vague de Coronavirus, plus précisément celle d’Omicron, je me souviens des peurs et des spéculations de toutes les vagues précédentes. Il y a des mois, j’ai fait une note spéciale, couvrant la vaccination des palestiniens travaillant en Israël. Bien sûr, ils ont également été vaccinés afin que les israéliens avec lesquels ils sont en contact soient protégés. Mais vous ne pouvez pas sous-estimer le fait que cela les a aidés aussi. Ils sont arrivés avec leur permis de travail en Israël -ce qui pour eux est une bénédiction- ils ont été reçus par des volontaires du Magen David Adom (l’Etoile Rouge de David), ils ont été vaccinés et tout le monde est reparti satisfait. Je me souviens d’un entretien avec l’un d’entre eux, qui a analysé en profondeur ce que signifiait cette vaccination en termes d’attitude d’Israël. Je n’ai eu que des éloges.

Il y a quelques mois, j’ai interviewé le major Ella Waweya, une arabe musulmane israélienne, chef adjointe de la division arabe du porte-parole des Forces de défense israéliennes. Sa passion pour ce qu’elle fait est excitante, sa conviction qu’en s’étant enrôlée elle soutient sa propre société arabe et le pays en général. L’interview étant très longue, la dernière partie est restée dans l’encrier, qui d’ailleurs n’a rien perdu de sa pertinence. Je vais devoir me dépêcher. Vont-ils le lire chez Amnesty ? J’en doute.

– Avant la fin de 2021, je suis allé à Nof Hagalil pour couvrir un événement spécial organisé par les Forces de défense israéliennes et le ministère de la Défense en l’honneur des soldats chrétiens. Surréaliste. Nombreux soldats portant différents uniformes de Tsahal, simples soldats et officiers, chrétiens (certains se présentant comme des arabes chrétiens et d’autres sans mentionner leur statut arabe) accompagnés  de juifs, de druzes, de quelques bédouins et de circassiens. Mosaïque israélienne.

Avant le début de l’événement, j’ai eu une heure d’interview particulière avec un ami très cher, le premier lieutenant-colonel chrétien de Tzahal, Ihab Shlayan, un grand patriote, convaincu de l’importance d’un Israël fort et de la fierté qu’il éprouve à pouvoir contribuer à sa défense. .

Je garde d’autres exemples en réserve pour plus tard.