Bitcoin

Le Hamas et d’autres groupes terroristes basés à Gaza ont récemment lancé une campagne visant à solliciter des dons en Bitcoin, dont il est quasiment impossible d’identifier la provenance.

Par: TPS

Sous l’égide des Comités de résistance populaire, le Hamas et d’autres groupes terroristes basés à Gaza ont appelé leurs partisans à procéder à des dons d’argent en utilisant la monnaie virtuelle Bitcoin. Selon les médias arabes, c’était la première fois que l’aile militaire du Hamas appelait à des dons financiers utilisant la crypto-monnaie.

Le Centre d’Information sur le Terrorisme et le Renseignement (ITIC) de Meir Amit estime que ces appels ont été lancés suite à une combinaison de difficultés financières auxquelles les groupes sont confrontés et des avantages de l’anonymat fourni par Bitcoin.

L’aile militaire du Hamas a publié une adresse de portefeuille virtuelle sur laquelle les dons peuvent être transférés. Un examen de l’adresse du portefeuille indique que celui-ci n’a été ouvert que récemment, le 31 janvier. Il a depuis été utilisé pour au moins 43 transactions d’achat et de vente.

Dans le même temps, la branche militaire des Comités de résistance populaire a publié une adresse de portefeuille virtuelle active depuis plus de trois ans. Des transactions ont été effectuées depuis octobre 2015. Des bitcoins sont achetés et vendus presque quotidiennement, et plus de 4 000 transactions ont été effectuées.

L’ITIC, organisme de recherche en renseignement basé à Tel-Aviv et étroitement lié à la communauté du renseignement israélien, a expliqué que l’utilisation des Bitcoins permettait de transférer des sommes importantes sans surveillance des banques tout en évitant les réglementations internationales contre le blanchiment d’argent.

« La campagne de collecte de fonds des organisations palestiniennes dans la bande de Gaza est un autre exemple de l’utilisation par les organisations terroristes de monnaies virtuelles, principalement du Bitcoin, pour financer des activités terroristes« , a déclaré l’ITIC.

«L’anonymat procuré par le négoce de ces devises, leur disponibilité et la possibilité d’effectuer des virements de fonds dans le monde entier sans nécessiter d’identification ni d’exposition permettent à ces organisations de transférer des fonds destinés à des activités terroristes sans supervision des autorités ou des banques. tout en contournant les réglementations internationales contre le blanchiment d’argent ».