FILE-- In this Sept. 24, 2017 file photo, surface-to-surface missiles and a portrait of the Iranian Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei are displayed by the Revolutionary Guard in an exhibition marking the anniversary of outset of the 1980s Iran-Iraq war, at Baharestan Square in Tehran, Iran. On Monday, April 8, 2019, the Trump administration designated Iran’s Revolutionary Guard a “foreign terrorist organization” in an unprecedented move against a national armed force. Iran’s Revolutionary Guard Corps went from being a domestic security force with origins in the 1979 Islamic Revolution to a transnational fighting force. (AP Photo/Vahid Salemi, File) AP/Vahid Salemi, File)
Iran Revolutionary Guard

Le ministre des Affaires Etrangères Israël Katz a déclaré qu’Israël attaquerait l’Iran militairement si nécessaire pour empêcher la République islamique de développer une arme nucléaire, lors d’une interview avec le journal italien Corriere della Sera, à Rome.

Source: Aurora

«C’est une option. Nous ne permettrons pas à l’Iran de produire ou d’obtenir des armes nucléaires. Si c’était la dernière façon de l’arrêter, nous agirions militairement », a déclaré le ministre.

Katz a déclaré que l’Iran prévoyait de nouvelles attaques contre les pays du golfe Persique, similaires à celle qu’il a menée en septembre contre deux installations pétrolières en Arabie saoudite.

«Les actions contre l’Arabie Saoudite et les pétroliers nous font comprendre que l’Iran se sent toujours fort. Nos informations de renseignement nous indiquent qu’il essaie à nouveau d’attaquer les pays du Golfe. La menace de sanctions ne suffisent pas. La seule dissuasion est une menace militaire dirigée contre le régime », a déclaré Katz.

Le chef de la diplomatie israélienne a critiqué les dirigeants européens pour ne pas avoir adopté une position plus ferme contre l’Iran et pour avoir violé le pacte nucléaire de 2015.

« Tant que les Iraniens se tromperont en croyant avoir le soutien de l’Europe, il sera plus difficile de les repousser« , a expliqué Katz.

Le ministre a déclaré que la coopération avec les pays arabes du Golfe «nous permet d’identifier et de faire dérailler toutes les menaces que nous connaissons. Mais l’Iran ne menace pas seulement l’Arabie Saoudite et Israël, nous parlons de missiles de longue portée à potentiel nucléaire. Ce n’est pas pour rien que l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne se sont rendues à l’ONU l’autre jour en disant que l’Iran avait contrevenu aux accords. C’est le début d’un large front contre la menace iranienne. »

Katz a fait ces déclarations dans la capitale italienne, en marge du forum annuel MED, une conférence des pays méditerranéens sous le parrainage du ministère italien des Affaires Etrangères et de l’Institut italien d’études de politique internationale (ISPI), après que l’Iran a annoncé qu’il était prêt à dévoiler sa «nouvelle génération» de «produits» nucléaires, dont de nouveaux systèmes de centrifugation et une centrale à eau lourde qu’il prévoit de construire au printemps 2020.

Katz a rencontré le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio, mais aussi le footballeur portugais Cristiano Ronaldo