By The Rivers Of Babylon. (Bible Lands Museum) By The Rivers Of Babylon. (Bible Lands Museum)
By The Rivers Of Babylon. (Bible Lands Museum)

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Depuis toujours, le people juif a été présent sur la Terre d’Israël, et contrairement à l’argumentaire classique des détracteurs d’Israël, le retour de ce peuple sur sa terre s’observait déjà des centaines d’années avant l’avènement du mouvement sioniste.

La communauté anti-israélienne tente souvent de délégitimer l’Etat d’Israël par la voie d’arguments rhétoriques selon lesquels le peuple juif aurait quitté son sol en suite de la révolte de Bar Kokhba, et s’en serait ainsi absenté pendant 2000 ans, avant de ne retourner sur sa terre ancestrale qu’après la création du mouvement sioniste.

La réalité est toute autre : à aucun moment de l’Histoire le peuple juif n’a été absent de la Terre d’Israël, ce peuple ayant continué à résider sur la Terre d’Israël en dépit des lourdes difficultés  impliquées pour eux par ces successives périodes historiques.

Les juifs ont toujours été présents en Israël

A titre d’exemple, 34 synagogues datant d’une période s’étalant de la fin de l’ère romaine jusqu’à la conquête arabe ont été trouvées dans le plateau du Golan. De même, une importante communauté juive présente à Ein Gedi a continué de se développer jusqu’à ce que les persécutions byzantines en causent sa disparition. Autre exemple, une communauté juive qui existait au cours de la période des croisades a été découverte à Baram, et les estimations démographiques du XVIIème siècle comme celles de 1517 en suite des croisades et de l’épidémie de peste noire réaffirment également la certitude d’une présence juive en Terre d’Israël.

L’Alyah séfarade vers Israël

Au-delà des communautés juives anciennes et médiévales qui existaient en Israël, la diaspora juive n’a elle non plus jamais coupé le lien avec sa patrie ancestrale

Plusieurs siècles avant la mise en place du mouvement sioniste, des communautés juives avaient déjà effectué leur Alyah au Moyen-Age. Parmi ces Alyot médiévales, celle d’une communauté juive séfarade ayant fui l’Espagne en suite des Inquisitions espagnole et portugaise dans l’objectif de vivre sous les lois ottomanes en Terre Sainte. De 1391 au XVème siècle, un nombre significatif de juifs émigra de la sorte vers la Terre Sainte en réponse à ces mêmes persécutions.

A ce sujet, le Professeur Jane Gerber écrivait dans son ouvrage “Les juifs d’Espagne”: “des groupes constitués de familles entières se sont regroupés en vue de louer des bateaux pour se diriger vers la Palestine, alors qu’ils étaient exclus des navires chrétiens. Ce mouvement a constitué un réel contraste avec la migration précédente, principalement composée de savants et de personnes âgées désireuses d’être enterrées en Israël. Rapidement, la présence séfarade en Israël a considérablement augmenté, de sorte qu’au milieu du siècle, la communauté était devenue tellement hétérogène que l’Hébreu, seule langue commune à tous, est devenue sa langue propre ».

Dona Graca Nasi tente d’établir une province juive sur la Terre d’Israël


A l’apogée de l’Empire Ottoman, une courageuse femme de la Renaissance, Dona Gracia Nasi, chercha à instituer une province juive semi-autonome dans la région de Tibériade, en Israël.

Malgré l’opposition arabe et française locale, le Sultan Suleiman le Magnifique a soutenu le projet. Plusieurs historiens modernes voient évidemment dans cette tentative de Dona Gracia Nasi la poursuite d’un objectif plus large de rétablir un Etat juif, et ce avant même l’avènement du sionisme.

Dans son ouvrage « La femme qui a défié le roi : la vie et l’histoire de Dona Gracia Nasi », Andree Aelion Brooks précise « A Tibériade, les nouveaux arrivés ont rapidement pris possession de structures abandonnées, rénové des habitations désertes, restauré les toits dégradés, déblayé les décombres, le tout en se querellant d’une manière typiquement juive. En 1564, la relance parvint à un stade suffisamment avancé pour que l’un des voyageurs se souvienne que l’odeur des dates de palmiers, des oranges et des pins était si puissante qu’elle en était presque étouffante. Un autre parlait même d’un désert transformé en jardin d’Eden. Presque tous les résidents, précise l’un de ces voyageurs, étaient d’anciens conversos d’Espagne et du Portugal ».

Bien que la communauté de Tibériade ait connu un déclin après le décès de Dona Gracia Nasi, certains juifs résidant aujourd’hui en Israël peuvent faire remonter leur présence en Terre Sainte jusqu’à cette-dite Alyah.

Publié dans: http://www.jewishpress.com/blogs/united-with-israel/the-jewish-connection-to-israel-sephardic-aliyot/2013/05/23/

Par l’équipe de Unis avec Israël