Les palestiniens envisagent de poursuivre en justice le Président américain Donald Trump, coupable à leur sens d’avoir reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël.
Mais quels fondements vont-ils bien pouvoir trouver pour légitimer pareille action? La question reste incontestablement entière.

Par l’équipe d’Unis avec Israël

L’Autorité palestinienne (AP) envisage de déposer plainte auprès de la Cour Pénale Internationale (CPI) à l’encontre du Président américain Donald Trump ainsi que du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, d’après un responsable palestinien, a rapporté lundi l’agence turque Anadolu.

Le ministre palestinien des Affaires Etrangères Riyad al-Maliki se rendra prochainement à La Haye pour y déposer une plainte visant les Etats-Unis, devant la Cour de Justice.
En cause, la reconnaissance officielle par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël au mois de décembre dernier. C’est en tout cas ce que Saleh Rafat, membre du comité exécutif de l’OLP (OLP), a déclaré sur les ondes de la radio officielle de la Voix de la Palestine.
Ainsi, la reconnaissance historique prononcée par Trump aurait selon ce dernier «violé toutes les lois et résolutions internationales».
Toutefois, aucun détail supplémentaire n’a été fourni quant aux bases juridiques sur lesquelles reposerait la plainte… Une problématique pourtant primordiale, et dont les réponses éventuelles fondéesrestent très limitées, voire inexistantes.

N’entendant pas se limiter à cela, Al-Maliki déposera une seconde plainte auprès de la CPI, visant cette fois Netanyahou et le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, pour “leur implication dans des crimes contre le peuple palestinien“, a déclaré Rafat. La reconnaissance par Trump de Jérusalem en tant que capitale d’Israël a déclenché un tollé dans le monde arabe, mais, cependant, les États arabes n’ont pris aucune mesure allant concrètement au-delà de simples déclarations.

 

“Une manœuvre politique, hypocrite et cynique”

L’Autorité Palestinienne a acquis le statut de membre officiel de la CPI en 2015.
A l’époque, Jérusalem avait appréhendé cette décision avec mépris, considérant la décision de l’AP de rejoindre la CPI, afin d’engager des poursuites contre Israël comme purement “politique, hypocrite”. et reflétant une “manœuvre cynique. ”

Depuis lors, l’Autorité Palestinienne se sert de l’instance internationale comme d’un forum à partir duquel sont régulièrement menées des attaques diplomatiques dirigées contre l’Etat juif.
La CPI a été créée pour poursuivre les responsables des atrocités les plus graves du monde. Il n’est pas acceptable de coopérer avec ceux qui tentent d’abuser du système de la CPI et de ses ressources limitées pour promouvoir leur programme politique “, a déclaré Israël. “Israël continuera à se défendre et à protéger ses citoyens tout en respectant le droit international et en respectant le système juridique indépendant, impartial et efficace d’Israël“, a déclaré le ministère israélien des Affaires Etrangères.