Terrorists funded by Iran. (Screenshot)
Terrorists funded by Iran. (Screenshot)

L’Iran va combattre le financement international du terrorisme? La blague du siècle.

Par: AP et l’équipe d’Unis avec Israël

L’Iran, premier pays à promouvoir le terrorisme, a voté dimanche en vue d’adhérer à une convention internationale visant à mettre fin au financement du terrorisme.

Le Président du Parlement iranien, Ali Larijani, a déclaré que 143 des 268 législateurs avaient voté en faveur de l’acceptation par le pays des normes de lutte contre le financement du terrorisme (CFT) définies par le Groupe d’action financière (GAFI) du Fonds Monétaire International.

Le projet de loi devra désormais être ratifié par le Conseil des Gardiens, une autorité constitutionnelle, afin de pouvoir devenir une loi.

Une ironie absolument décomplexée, alors que l’Iran dispose d’un vaste réseau de cellules terroristes en activité dans le monde entier et apporte depuis longtemps son plus solide soutien à l’organisation terroriste libanaise du Hezbollqh, mais également à plusieurs groupes terroristes palestiniens tels que le Hamas.

Un soutien auquel l’adhésion à la convention susmentionnée ne risque pas de mettre un terme.

En adhérant à pareille convention, l’Iran serait tenu de respecter les normes du GAFI, une organisation intergouvernementale qui lutte contre le blanchiment de capitaux à travers le monde. Après les attentats du 11 septembre 2001, l’organisation n’a cessé de proposer de nouvelles idées sur la manière de lutter contre le financement du terrorisme.

Le ministre des Affaires Etrangères Mohammad Javad Zarif a qualifié le vote de dimanche de « décision historique » qui permettrait à la Russie et à la Chine – qui ont également signé l’accord nucléaire – de continuer à commercer avec l’Iran alors que les États-Unis rétablissent des sanctions économiques contre la République Islamique.

«Une portée terroriste quasi mondiale»

L’Iran reste le principal pays parrainant le terrorisme, a déclaré le gouvernement Trump dans un rapport annuel en septembre.

L’enquête annuelle du Département d’Etat sur le terrorisme mondial a accusé l’Iran d’intensifier de nombreux conflits et de chercher à déstabiliser les gouvernements du Moyen-Orient et au-delà. Les « affiliés et mandataires terroristes de l’Iran », a indiqué le rapport, « ont démontré une portée terroriste quasi mondiale« .

Le rapport arrive alors que le gouvernement Trump durcit sa position contre l’Iran. Le président Donald Trump s’est retiré de l’accord nucléaire avec l’Iran plus tôt cette année et a commencé à démanteler l’allégement des sanctions accordé en vertu de l’accord de 2015.

La ré-imposition de sanctions fait partie d’un effort plus vaste des États-Unis visant à supprimer à l’Iran des fonds utilisés pour soutenir les forces de substitution et autres « activités malveillantes » dans la région, dont le terrorisme fait bien évidemment partie, selon des responsables de l’administration Trump.

La crise financière qui frappe toujours la République islamique a considérablement affecté son allié terroriste, le Hezbollah.

« L’Iran utilise le terrorisme comme outil gouvernemental, il n’émet aucune réserve quant à son utilisation sur tous les continents », a récemment déclaré aux journalistes l’Ambassadeur Nathan Sales, coordinateur du département d’État pour la lutte contre le terrorisme.

Il a cité des réseaux de collecte de fonds liés à l’Iran en Afrique de l’Ouest, des caches d’armes en Amérique du Sud et des activités opérationnelles en Europe.

Le rapport cite spécifiquement les activités du général iranien Qassem Suleimani, le puissant commandant des Gardiens de la Révolution.

L’Iran utilise les Gardiens de la révolution pour « apporter un soutien aux organisations terroristes, couvrir les opérations secrètes associées et créer l’instabilité au Moyen-Orient », indique le rapport.

Le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a déclaré que les sanctions constituaient un pilier important de la politique américaine vis-à-vis de l’Iran et resteraient en vigueur jusqu’à ce que le gouvernement iranien change radicalement de cap.

«Ils doivent se comporter comme un pays normal. C’est la demande. C’est assez simple », a déclaré Pompeo.