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Le Premier Ministre israélien était aujourd’hui en visite à Paris, où il s’est entretenu avec le Président Emmanuel Macron.
La décision historique de reconnaître Jérusalem comme capitale israélienne récemment prise par Donald Trump s’est évidemment trouvée au cœur de leurs échanges.

Sans grande surprise, le Président Macron s’est révélé assez prudent au sujet de ce point particulièrement sensible de l’actualité, rappelant à de nombreuses reprises l’appel « au calme et à l’apaisement » formulé par la France à l’attention d’Israël et de ses voisins arabes.

Benjamin Netanyahou a quant à lui précisé la nécessité de « donner à la paix sa chance« , précisant que cela consisterait avant tout à « dire la vérité » pour pouvoir reprendre de réelles négociations. Bien évidemment, la vérité devait être entendue comme celle définie par le Premier Ministre israélien dès le début de son discours: Jérusalem est dans les faits la capitale d’Israël.

Bien que le Président Macron ait à la fois « condamné les attaques terroristes » qui ont touché ces derniers jours le territoire israélien mais également « désapprouvé la décision de Trump » concernant Jérusalem, aucune proposition précise d’intervention n’a été formulée par Emmanuel Macron.
Toutefois, Netanyahou a rappelé à ce dernier qu’il représentait « un partenaire indispensable dans la recherche de la paix », précisant l’espoir que la France « aiderait (Israël) à repousser le terrorisme dans son ensemble« .
Ce terrorisme, qui s’est particulièrement constaté ces dernières vingt-quatre heures en suite de la découverte d’un tunnel entre Gaza et Israël destiné aux attaques et au violent attentat au couteau ayant fait un blessé israélien grave à Jérusalem, est selon Benjamin Netanyahou totalement indépendant de la déclaration de Donald Trump: « le terrorisme n’a pas besoin de raison d’être, c’est notre seule présence qui dérange« .

Face à un nouvel appel d’Emmanuel Macron au calme et à l’apaisement, le Premier Ministre israélien l’a rappelé: Mahmoud Abbas refuse systématiquement ces derniers temps toute proposition de dialogue, rendant donc impossible tout accord de paix: « si Abbas veut la paix,il viendra s’asseoir à la table des négociations« .

Benjamin Netanyahou s’est toutefois montré optimiste envers l’avenir, mettant en lumière le récent renforcement des liens de l’Etat Hébreu avec un public arabe, parfois même issu d’Etats n’ayant pas de relations officielles avec Israël: « c’est en touchant la rue arabe que nous arriverons à la paix« , a t-il affirmé.

Enfin, les deux représentants se sont toutefois accordés sur un point; d’après les propos du Premier Ministre israélien: l’urgence actuelle est de stopper l’Iran, présent sur de nombreux territoires, parmi lesquels Gaza et le Yémen, faisant des appels ouverts à l’annihilation d’Israël.

Aucune réelle surprise donc à l’issue de cette rencontre si attendue: la France est restée relativement silencieuse à l’heure où aurait pu s’entrevoir une tentative de devenir le principal intermédiaire dans la recherche de la paix au Moyen-Orient, en suite du rejet du rôle des Etats-Unis par les différents Etats arabes de la région.

Par Hanna Partouche, Directrice de rédaction chez Unis avec Israël

 

 

 

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