Palestinian women show solidarity with the Palestinian terrorists. (Abed Rahim Khatib/Flash90) Palestinian women show solidarity with the Palestinian terrorists. (Abed Rahim Khatib/Flash90)

Les militantes pour les droits des femmes à Gaza sensibilisent à l’horrible violence que subissent les femmes dans l’enclave côtière, notamment au danger très réel d’être assassinées par les membres de leur famille.

Par: TPS

La campagne révolutionnaire pour les droits des femmes à Gaza se déroule principalement sur les réseaux sociaux, et vise à encourager les femmes à dénoncer le harcèlement qu’elles ont subit tout en protégeant leur honneur.
Les personnes à l’origine de la campagne expliquent que le harcèlement sexuel à Gaza est un problème commun qui n’est pas traité en raison de la nature traditionnelle et religieuse de la société palestinienne.

Zinab Animi de l’Institut pour la défense des femmes à Gaza, a déclaré qu’une femme arabe et musulmane avait énormément de difficulté à se plaindre à la police ou à témoigner devant un tribunal. Le phénomène est donc abandonné au  silence de la société gazaouie.
Elle a déclaré que, même si cet inquiétant phénomène était généralisé , il restait difficile de collecter des données précises, car la honte, la tradition et la société interdisaient toute discussion sur le sujet.
La société ne traite traditionnellement d’agression sexuelle qu’au sein de la famille, et la femme victime est souvent celle qui est punie. Elle pourrait même être assassinée au nom d’un «crime d’honneur» perpétré par un membre de sa famille.

La sensibilisation à de tels crimes à Gaza régie par le Hamas est une violation des conventions religieuses, traditionnelles et sociales et l’anonymat accordé par les réseaux sociaux en fait donc une plateforme optimale pour résoudre le problème.
Certains ont cependant choisi de révéler leur identité. Tamam Abu Salama a raconté qu’elle avait été harcelée par un chauffeur d’autobus scolaire et qu’elle ne comprenait pas à l’époque ce qu’elle était en train de vivre. Abu Salama est une activiste basée à Bruxelles et fait partie de la communauté grandissante de Gazan en Belgique. Elle a expliqué que, à la suite de l’effondrement social et économique de la bande de Gaza, les attaques contre les femmes de Gaza avaient augmenté, sans aucun système judiciaire vers lequel se tourner.
Les militantes pour les droits des femmes cherchent à briser le mur du silence et à briser le tabou qui entoure le débat sur le harcèlement sexuel.
Beaucoup de réseaux sociaux demandent que la campagne soit élargie pour inclure la défense des enfants. Ils décrivent les agressions verbales et physiques commises sur des enfants en public et dans des écoles accueillant des garçons comme des filles.