Colombia's President-elect Ivan Duque (AP/Fernando Vergara) (AP/Fernando Vergara)
Ivan Duque

Ivan Duque, homme politique pro-israélien ayant récemment exprimé sa volonté d’envisager de déménager l’ambassade de son pays à Jérusalem, a remporté les élections présidentielles en Colombie.

Par: Batya Jerenberg, World Israel News

Ivan Duque, nouveau Président élu en Colombie mardi, a déclaré que son gouvernement examinerait avec attention l’idée de déplacer l’ambassade de Tel-Aviv vers Jérusalem afin de renforcer les liens avec Israël.

Lors d’une campagne électorale avec des chrétiens le mois dernier, le site d’information Confidencial Columbia a rapporté que le conservateur Duque avait assuré qu’il travaillerait à « maintenir les meilleures relations possibles avec l’Etat d’Israël ».

« Nous ne pouvons pas rejeter la possibilité d’avoir un siège diplomatique à Jérusalem » si cela peut contribuer à renforcer cette relation, a-t-il déclaré.

L’ancien économiste et sénateur en premier mandat âgé de 41 ans a fait ces commentaires le jour où le Guatemala a transféré son ambassade à Jérusalem, suivant directement la cérémonie festive des États-Unis ayant célébré le déplacement de leur propre ambassade.

Bien que son auditoire ait appuyé sa déclaration par des applaudissements, d’autres se sont empressés de la condamner, parmi lesquels une association culturelle arabo-colombienne locale.

Son adversaire de gauche, qui critiquait sévèrement la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Washington, accusait l’armée israélienne d’avoir perpétré un « massacre » de palestiniens lors de leurs émeutes violentes à la frontière entre Israël et Gaza le jour du déplacement américain.

Il convient de noter que Duque a ajouté qu’un tel mouvement « devrait être examiné avec soin afin qu’il n’a pas de conséquences pour les colombiens vivant en Israël. »

La Colombie constitue l’un des plus importants partenaires commerciaux d’Israël en Amérique latine, l’équipement militaire étant l’une de ses plus importantes exportations vers le pays. La Colombie a en effet eu besoin d’armes pour combattre le groupe terroriste marxiste-léniniste FARC décennies durant, lors d’une guerre ayant coûté la vie à 220 000 personnes.

En 2016, le Président Juan Manuel Santos a signé un accord de paix historique avec les FARC, et Israël a immédiatement proposé d’approfondir d’autres domaines de coopération pour développer le pays, tels que la technologie de l’eau et l’agriculture. Les liens de sécurité restent intacts, car la Colombie connait une relation difficile avec son voisin le Venezuela.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a cultivé une forte amitié avec Santos (qui a été empêché constitutionnellement de chercher à se faire réélire) et a fait de la Colombie l’une de ses escales lors de sa tournée en Amérique latine l’année dernière.

En 2010 et 2011, la Colombie était le seul pays sud-américain à ne pas reconnaître l’Autorité Palestinienne en tant qu’État palestinien.

En sa qualité de membre temporaire du Conseil de sécurité en 2011, la Colombie s’est opposée à la reconnaissance de l’Autorité Palestinienne comme État palestinien, évitant ainsi aux États-Unis d’user de leur droit de veto.

Jusqu’ici, seuls le Guatemala et le Paraguay ont suivi l’exemple américain et déplacé leurs ambassades en Israël à Jérusalem. D’autres pays, comme la République tchèque et la Roumanie, ont laissé entendre qu’ils étaient ouverts à l’idée, et la Colombie les rejoint désormais.