(AP/Majdi Mohammed) (AP/Majdi Mohammed)
Mahmoud Abbas

Le dirigeant palestinien a accusé les juifs d’avoir causé l’Holocauste, en plus d’avoir fait la promotion d’autres théories conspirationnistes ouvertement anti-sémites alors qu’il s’adressait à des représentants palestiniens. 

Par: Daniel Krygier

Imaginez les réactions si un dirigeant occidental accusait les juifs d’être responsables de l’Holocauste. Même les occidentaux auto-proclamés libéraux trouveraient cette offensive anti-juifs flagrante.

Cependant, lorsque le despotique leader de l’OLP Mahmoud Abbas fait exactement cela, le monde reste, comme à son habitude, silencieux. S’adressant au « Conseil National Palestinien » à Ramallah, Abbas a outrageusement prétendu que la Shoah n’avait pas été causée par l’antisémitisme mais par le « comportement social » des juifs« , comportant notamment les prêts d’argent.

En accusant les juifs d’être responsables de la haine des juifs, Abbas a ressorti un vieux refrain antisémite pointant automatiquement du doigt le peuple juif comme étant la cause de tous les maux du monde. En réalité, le régime d’Abbas a, pendant des années, mélangé la haine islamiste aveugle du juif et les théories conspirationnistes antisémites importées d’Europe, parmi lesquelles le fameux Mein Kampf d’Hitler et les Protocoles des sages de Sion russo-tsaristes. L’Union Européenne a financé une grande partie de cette propagande raciste anti-juifs au nom de la « paix ».

Le mensonge sioniste-nazi

Abbas ne s’est pas arrêté là. Comme l’ancien maire de gauche de Londres Ken Livingstone, le leader de l’OLP a répété le mensonge de la coopération sioniste avec Hitler au cours de la Seconde Guerre mondiale.

En réalité, le Yishuv, la communauté juive de l’Etat pré-Israël, a essayé avec ses moyens limités de sauver ses frères et sœurs juifs fuyant la Shoah. La courageuse sioniste Hannah Szenes, aujourd’hui héroïne nationale d’Israël, en constitue l’un des exemples.

Elle fut l’une des 37 parachutistes juifs du mandat britannique sur la Palestine à survoler l’Europe en parachute pour tenter de sauver des juifs hongrois de la déportation vers les camps d’extermination nazis. Szenes fut arrêtée à la frontière hongroise, torturée, et finalement exécutée par un peloton d’exécution nazi allemand en 1944.

Abbas: négationniste

Les fantasmes d’Abbas au sujet de la Seconde Guerre mondiale ne surprennent pas de la part d’une personne ayant rédigé sa thèse de doctorat sur la négation de l’Holocauste.

En tant que dirigeant non élu d’un peuple artificiel, le leader de l’OLP Abbas a répété la longue conspiration antisémites discréditée selon laquelle les juifs ashkénazes « ne sont pas des vrais juifs » mais les descendants des Khazars, une ancienne tribu turque semi-nomade.

Le discours de Ramallah a également aisément ignoré le fait qu’au moins 50% des juifs israéliens sont les descendants de juifs séfarades et orientaux ayant fui le monde musulman d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Partenaire pour la paix?

Le « modéré » Abbas, censé être le « partenaire d’Israël pour la paix », est également resté fidèle à la tradition antisémite consistant à effacer 3000 ans d’Histoire juive et de lien à la Terre d’Israël. Selon l’ « historien » de Ramallah Abbas, l’Israël moderne était essentiellement un « projet européen ».

Alors que certains dirigeants européens tels qu’Arthur Balfour ont soutenu le mouvement sioniste, la plupart des dirigeants britanniques et européens étaient hostiles ou indifférents aux juifs. La Grande-Bretagne post-Balfour a fait tout ce qui était en son pouvoir pour éviter la renaissance d’Israël et a coopéré avec les arabes contre les juifs. L’Israël moderne constitue le dernier Etat anti-impérialiste à avoir été recréé, non à cause de la Shoah, mais malgré la Shoah.